Historique

1960
C’était jour de fête quand, sous l’impulsion de Pierre Larramendy, futur  maire de Saint Jean de Luz, on célébra dans le faste, le tricentenaire du mariage de Louis XIV avec l’Infante d’Espagne, Marie-Thérèse d’Autriche. Soirée « Molière », Hommage à Louis XIV, Colloque Franco-Espagnol, défilé costumé dans les rues, Saint Jean de Luz a vécu pendant plusieurs jours de septembre 1960 « comme au temps de Louis XIV ». Un jeune comédien originaire de Bayonne, Jean Darnel, en était le directeur artistique ; il l’est toujours en 2010.
1961 – 1965
Fort du succès de cette naissance quasi-royale, cette manifestation prit le nom de « Grande semaine de Saint Jean de Luz » où furent associés autour d’un thème choisi, la musique, le théâtre,  des conférences, et bientôt la danse.
Jean Piat dans « Le Mariage de Figaro », Robert Hirsch dans « Amphitryon », Louis Seignier et Jacques Charon dans « Le Bourgeois Gentilhomme », pour ne citer que ces noms prestigieux du théatre, sont venus à Saint Jean de Luz jouer la comédie. Et déjà, en 1963, Aldo Ciccolini nous régalait en interprétant 3 concertos pour piano avec l’Orchestre de l’Opéra de Karlsruhe, et en 1964, c’était l’Orchestre de Bordeaux accompagné par Orfeon Donostiarra qui débutait une collaboration qui perdure encore 50 ans après.
– 1961 : Mystères et Merveilles du XVI ème siècle
– 1962 : Audaces et Grâces du XVIII ème siècle (le départ de La Fayette)
– 1963 : Hommage au romantisme
– 1964 : France-Angleterre – 150 années de paix
– 1965 : La mer Cantabrique
Louis Seigner et jacques Charron
Louis Seignier et jacques Charon dans le Bourgeois Gentilhomme
1966 – 1970
« La Grande Semaine de Saint Jean de Luz »  n’avait que six ans quand elle partit à la découverte de l’Europe et de ses compositeurs.
L’hommage à la Grèce, et ses décors somptueux,  permit d’applaudir « Phèdre » de Jean Racine avec la Troupe de la Comédie Française, et d’écouter attentivement une conférence donnée par Valéry Giscard d’Estaing.
L’Italie vit briller Monteverdi, Vivaldi, le maître de chapelle de Cimarosa et le « Requiem » de Verdi.
Jean-Louis Barrault aussi, était là, et le Révérend Père Riquet vint nous parler de Saint François d’Assise.
Puis vint l’Autriche et Mozart, et Elisabeth Schwartzkopf nous fit découvrir l’ambiance voluptueuse de Vienne et du chateau de Schoenbrunn.
Quand vint l’Espagne, Pierre Fresnay et Alexandre Lagoya s’étaient unis pour célébrer Garcia Lorca.
Et qui pourra oublier l’éblouissant récital qu’Arthur Rubinstein donna cette année-là ?
Ce long et passionnant voyage au travers de l’Europe prit fin en 1970 avec l’hommage à la Pologne. A cette occasion, Samson François donna son dernier concert public, quelques semaines à peine avant sa brutale disparition.
– 1966 : La Grèce
– 1967 : L’Italie
– 1968 : L’Autriche
– 1969 : L’Espagne
– 1970 : La Pologne
C’est le dimanche 8 septembre 1968, qu’eut lieu  la première audition publique en l’église de Saint Jean de Luz, de la messe « Igandeko Meza » dite « Messe des Corsaires », écrite par l’organiste Juan Urteaga.
Cette messe, chantée par un ensemble de chorales de la côte basque, ouvre depuis, de façon traditionnelle, le festival « Musique en Côte Basque ».
Rubinstein.jpg
1969 : Arthur  Rubinstein et Philippe Entremont
Samson-François.jpg
1970 :
Philippe  Entremont et Samson François
1971 – 1973
Sous le vocable de « Musique de Septembre », le festival connut plusieurs années difficiles, car le financement public devint rare.
Grâce à l’opiniâtreté de ses fondateurs et de Jean Darnel, le festival qui avait dû renoncer aux grandes mises en scène du passé, se recentra sur la musique. Le public resté fidèle, put ainsi découvrir quelques grands artistes à l’orée de leur gloire comme Christoph Eschenbach, entre-autres, et le Quatuor Amadeus qui allait devenir un habitué.   – 1971 : Hommage à l’Allemagne, en collaboration avec l’Académie          Maurice Ravel.
– 1972 : Musique de septembre (sans thème particulier)
Quatuor-Amadeus.jpg
1971-1973 : Quatuor  Amadeus
1974 – 1979
Le festival renoue alors avec les hommages en l’honneur cette fois-ci des compositeurs, et adopta la dénomination de « Grande Semaine de la Côte Basque », du fait que plusieurs villes de la côte, Anglet, Bayonne et Biarritz, se sont jointes à la ville de Saint Jean de Luz pour permettre au festival de trouver une nouvelle audience.
Pour fêter cet évènement, Yehudi Menuhin vint se faire applaudir dans l’église de Saint Jean de Luz, Biarritz fit un triomphe au Quatuor Amadeus, et le public de Bayonne vint découvrir Michel Plasson à la tête de l’Orchestre du Capitole de Toulouse.
Dés lors, chaque année, se succédèrent les plus grands noms de la musique, de la scène
et du chant : Montserrat Caballe, Aldo Ciccolini, Henri Sauguet, Philippe Entremont, Jane Rhodes, Roberto Benzi à la tête de l’Orchestre de Bordeaux, Jessye Norman, Jean Marais, l’Orchestre de Paris,…
– 1973 : Hommage à Schubert
– 1974 : Hommage à Mozart
– 1975 : Centenaire Maurice Ravel (100 ème anniversaire de sa naissance)
– 1976 : Bicentenaire de l’Indépendance des USA
– 1977 à 1979 : Musique de Septembre (sans thème particulier)

1979 : Jean Marais
Depuis 1980
Sous le vocable de « Musique en Côte Basque », le festival prend un nouvel essor tout en conservant les critères de rigueur et de qualité qui ont toujours prévalu depuis sa création.
Si de 1980 à 1992, le festival a été placé sous la bannière de « Musique en Côte Basque », sans thème particulier, il a renoué avec la tradition des « hommages » à compter de 1993.
En 1990, à la veille de sa mort, Juan Urteaga écrivit une seconde messe aux harmonies plus modernes qu’il appela « Alegera Meza », et qui est chantée depuis, en alternance avec « Igandeko Meza ».
– 1980 à 1992 : Musique en Côte Basque (sans thème particulier)
– 1993 : Ricardo Vines en son temps
– 1994 : Le Siècle d’Or Viennois
– 1995 : Fauré, prince de la musique française
(35 ème anniversaire du festival)
– 1996 : Dans les jardins d’Espagne
– 1997 : Sur les pas du Romantisme Allemand, de Schubert à Brahms
– 1998 : Par monts et par vagues
– 1999 : Le siècle de Francis Poulenc
– 2000 : 40 ème anniversaire du festival
– 2001 : Jeunes talents pour nouveau siècle
– 2002 : Eternelle Russie
– 2003 : Jacques Thibaud, l’âme du violon
– 2004 : L’Or des Retables
– 2005 : Le Nouveau Concert Européen
– 2006 : Mozart en son temps (250 ème anniversaire de sa naissance)
– 2007 : Ravel, les années trente (70 ème anniversaire de sa mort)
– 2008 : Beethoven, acteur de son temps
– 2009 : Sur les pas d’Albéniz (centième anniversaire de sa mort à Cambo)
– 2010 : « 1960-2010, cinquante ans de Musique en Côte Basque »
– 2011 : Invitation au voyage
– 2012 : pour célébrer Claude Debussy
Au cours de ces décennies, le public a pu écouter et applaudir les plus grands interprètes solistes, formations de musique de chambre et orchestres qui se sont produits en France, avec notamment :
– au piano : Brigitte Engerer, Paul Badura Skoda, Michel Dalberto, Jean-Philippe Collard,, Roger Muraro, Christian Zacharias, François-René Duchable, Martha Argerich, Philippe Entremont, Nicholas Angelich, Alexandre Tharaud, Abdel Rahman El Bacha, Katia et Marielle Labèque, Philippe Bianconi, Olivier Chauzu, Jean-Yves Thibaudet et bien sûr à plusieurs reprises Aldo Ciccolini,…
– au violon : Patrice Fontanarosa, Renaud Capuçon, Viktoria Mullova, Vadim Repin…
– au violoncelle : Anne Gastinel, Gautier Capuçon, Jordi Savall (viole de gambe),…
– à la clarinette : Michel Portal, Pascal Moragues,…
– les formations de musique de chambre : Quatuor Debussy, Quatuor Ysaÿe, Trio Wanderer, Quatuor Talich, Quintette Moragues, Quatuor Hagen, Quatuor Parisii, Quatuor Alban Berg, Quatuor Melos, Trio Chausson, Quatuor Modigliani…
– les orchestres : l’Orchestre de Bayonne, l’Orchestre du Capitole de Toulouse sous la direction de Michel Plasson, l’Orchestre de Saint Pétersbourg, l’Orchestre Français des Jeunes sous la direction de Jean-Claude Casadesus, l’Orchestre de Pau, l’Orchestre de Lyon sous la direction d’Emmanuel Krivine, l’orchestre d’Euskadi et bien sûr à de nombreuses reprises, l’Orchestre de Bordeaux-Aquitaine,…
– les grandes voix : Christa Ludwig, Béatrice Uria Monzon, Barbara Hendricks, Teresa Berganza, José Van Dam, Mady Mesplé,…
Et bien d’autres encore, interprètes ou formations musicales, qui ont fait le succès de ce festival tout au long de ces nombreuses années.Poursuivant son œuvre de promotion des jeunes interprètes, le festival accueille  régulièrement depuis 2007,  le lauréat du Prix Marguerite Long / Jacques Thibaud primé l’année précédente (en alternance piano / violon), dans le but de promouvoir un jeune artiste talentueux.

1983 : Jean Darnel – Barbara Hendricks –  Peyuco Duhart

 

1991 : Teresa Berganza